L’espérance
Si nous croyons que nous sommes « de ce monde », nous avons l'espoir fou d’y demeurer et d’y prospérer. Tout est centré autour de lui et nous sommes comme des feuilles d'automne dans le vent, déjà mortes, et tentant de reculer leur chute finale.
L’espérance, c'est ce qui vient, un jour, prendre la place des divers espoirs que nous plaçons dans ce monde.
Si nous avons compris que nous sommes des âmes en préparation pour quelque chose qui mûrit ici mais qui trouve son accomplissement au-delà de ce monde, alors nous commençons à voir naître l'espérance dans nos cœurs.
L’espérance, c'est la conscience que nous sommes des enfants de Dieu avec un programme temporaire terrestre qui ne devrait pas nous faire oublier notre filiation ni notre mission. C'est le souvenir doux de notre vraie demeure. C'est la présence divine au milieu du chaos terrestre. C'est la connexion avec Dieu que nous avons la charge de maintenir vivante.
L'essentiel étant dans l'invisible, l'espérance peut être submergée par moment ou par période, ou parfois toute une vie, par les contraintes de l'Incarnation et les soucis du monde.
Mais s'il devait y avoir un seul souci légitime du point de vue spirituel, ce serait celui d'accomplir ce pourquoi nous sommes nés dans ce monde.
Sans l’espérance, nous sommes limités à des espoirs mondains illusoires qui assèchent notre cœur rapidement à cause de notre impuissance. Même le désir de « changer le monde », qui paraît si louable, est une grande illusion, parce que même si nous pouvons respecter le monde en tant que terrain de jeu pour notre âme, comme lieu de maturation, nous ne pouvons pas longtemps nous leurrer et nous aveugler sur ce qu’il est possible de réaliser ici-bas.
L’espérance rime avec confiance. Confiance en l’amour divin et dans le fait que nous sommes destinés à de plus grandes choses dont nous n’avons que des effluves ici.
« L’espérance est une ancre solide et ferme pour notre âme », nous indique la Bible.
Dans les traversées douloureuses qui ne manquent pas de surgir dans notre chemin de vie, l’espérance est un remède divin incomparable.
Nous ne pouvons pas vivre sans cette espérance, tout au plus survivre douloureusement. C’est un signe sûr qu’elle a un sens profond pour notre âme.
Pourtant, les projets de l’athéisme et du matérialisme nous l’ont fait oublier.
Il est temps de la voir renaître dans nos cœurs et inspirer nos actions quotidiennes.